Pas de surrisque cardiovasculaire sous liraglutide chez des patients obèses ou en surpoids

Publié le jeudi 9 novembre 2017

WASHINGTON, 9 novembre 2017 (APMnews) - Les patients obèses ou en surpoids traités par le liraglutide (Saxenda*, Novo Nordisk) ne présentent pas de surrisque cardiovasculaire, selon une étude post-hoc de cinq essais randomisés parue dans Diabetes, Obesity & Metabolism.

La sécurité cardiovasculaire du liraglutide a été évaluée dans l’étude LEADER (cf dépêche du 14/06/2016 à 08:59) mais à la dose de 1,8 mg comme traitement du diabète (pour lequel il est commercialisé sous le nom de Victoza*).

Dans cette étude post-hoc, Melanie Davies de l’université de Leicester (Royaume-Uni) et ses collègues ont évalué sa sécurité cardiovasculaire à la dose de 3 mg, comme traitement du surpoids et de l’obésité.

Ils ont réalisé l’analyse des données de 5.908 patients inclus dans une étude de phase II et dans 4 études de phase IIIa du programme de développement clinique SCALE de Novo Nordisk.

Le critère principal d'évaluation était un critère composite associant un décès d’origine cardiovasculaire, un premier infarctus du myocarde ou un premier accident vasculaire cérébral (AVC).

La survenue de ces événements a été évaluée de manière prospective pour 3 des 5 essais et de manière rétrospective pour les 2 autres.

Elle a été observée chez 8 participants traités par le liraglutide (soit 1,54 événement pour 1.000 personnes-années) contre 10 participants des groupes comparateurs (3,65 événements pour 1.000 personnes-année) - sachant que les comparateurs étaient un placebo pour l’essentiel (1.941 patients) et pour 95 patients seulement l’orlistat.

Le risque d’événement cardiovasculaire était ainsi abaissé de 58% sous liraglutide (30% si l’on s’en tient à l’essai SCALE Obesity & Prediabetes qui représente 3.723 patients soit 80% du total des personnes-années).

Ainsi, les résultats n’indiquent pas de surrisque cardiovasculaire associé au liraglutide dans cette population de patients obèses ou en surpoids et suggèrent un possible bénéfice, commentent les auteurs.

Ils ajoutent que la population du programme SCALE était plus jeune et à moindre risque cardiovasculaire que celle de l’étude LEADER, et que les patients présentant une hypertension non contrôlée en étaient exclus.

Cette analyse post-hoc montre en outre que le liraglutide est associé à une baisse de la pression diastolique et systolique moyenne par rapport au placebo. Le pouls au repos augmentait en revanche sous liraglutide mais revenait au niveau initial après arrêt. La différence de pouls moyenne avec le placebo à la fin du traitement était de 2,5 battements par minute.

Ces résultats restent cependant limités par l’étendue de l’intervalle de confiance et la nature rétrospective de 2 des essais pris en compte, admettent les auteurs.
(Diabetes, Obesity and Metabolism, édition en ligne du 1er novembre)

Source : APM International

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