Les bêta-bloquants non sélectifs associés à un risque de chute chez les seniors

Publié le vendredi 7 juillet 2017

WASHINGTON, 7 juillet 2017 (APMnews) - Les antihypertenseurs de la famille des bêta-bloquants non sélectifs sont associés à un risque accru de chute chez les personnes âgées, suggère une étude néerlandaise.

De précédentes études ont montré que certains médicaments peuvent augmenter le risque de chute dans cette population et notamment les bêta-bloquants. Cependant, ces agents présentent des différences en termes de sélectivité des récepteurs adrénergiques, de solubilité, d'activité sympathique intrinsèque ou de métabolisme, suggérant que leurs effets indésirables peuvent varier, indiquent Annelies Ham du Centre médical universitaire de Rotterdam et ses collègues dans British Journal of Clinical Pharmacology (BJCP).

Pour évaluer le lien entre les bêta-bloquants, leurs caractéristiques et le risque de chute, ils ont utilisé les données de deux études prospectives menées auprès d'environ total de 10.000 personnes âgées d'au moins 55 ans, vivant chez elles.

Au total, 2.917 personnes ont chuté au cours d'un suivi total de 85.529 ans.

Les chercheurs ont réalisé une méta-analyse des données d'utilisation de bêta-bloquants, en tenant compte des variations dans le temps, des caractéristiques des médicaments ainsi que de l'âge et du sexe des participants.

Globalement, les personnes prenant des bêta-bloquants ne présentaient pas un risque accru de chute par rapport à celles qui n'en utilisant pas.

L'analyse par sous-groupe montre que ceux dits sélectifs ne sont pas non plus associés de manière significative au plan statistique à un risque de chute.

En revanche, les bêta-bloquants non sélectifs étaient associés à une hausse significative de 22% du risque de chute.

Les autres caractéristiques des bêta-bloquants n'étaient pas associés au risque de chute.

Ces résultats suggèrent que, chez des patients âgés, il faut prendre en compte cet effet indésirable potentiel en cas de prescription de bêta-bloquants non sélectifs, concluent les chercheurs.

(BJCP, édition en ligne du 7 juin)

 

Source : APM International

Réagissez ! Partagez votre opinion avec la communauté