Effet maintenu à 18 mois de la stimulation du nerf phrénique dans l'apnée centrale du sommeil

Mis à jour le lundi 20 novembre 2017
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TORONTO (Canada), 2 novembre 2017 (APMnews) - La stimulation du nerf phrénique a permis de réduire l'indice d'apnées-hypopnées (IAH) de manière durable jusqu'à 18 mois chez des patients insuffisants cardiaques présentant une apnée centrale du sommeil, selon des données présentées au congrès Chest, organisé à Toronto par l'American College of Chest Physicians (ACCP).

Ces résultats, présentés mercredi en session orale late-breaking, sont issus de la phase d'extension en ouvert de l'étude pivotale ayant montré l'intérêt de cette approche avec le dispositif développé par Respicardia, note-t-on.

La société américaine a obtenu le feu vert de la Food and Drug Administration (FDA) en octobre pour son dispositif implantable Remede* system dans la restauration d'une respiration naturelle au cours du sommeil des patients atteints d'apnée centrale. Elle avait déjà eu le marquage CE en 2010 et le produit est disponible en Allemagne, note-t-on.

Initialement dans l'étude pivotale, dont les résultats ont été publiés en 2016 dans The Lancet, 151 patients avaient été randomisés entre la stimulation du nerf phrénique et l'absence de stimulation. Le dispositif a été implanté dans les deux groupes, selon le résumé de la communication.

Après 6 mois de traitement, l'IAH était passé de 49,7 arrêts respiratoires par heure à 25,9 en moyenne chez les patients traités par neurostimulation, alors que l'IAH était de 45 contre 43,9 arrêts par heure à l'inclusion dans le groupe contrôle.

A 18 mois de suivi, l'IAH était encore réduit de manière statistiquement significative, avec 25,6 arrêts respiratoires par heure en moins par rapport à l'IAH à l'inclusion.

L'indice des apnées centrales était réduit de 23,1 arrêts respiratoires par heure, ce qui était équivalent à la baisse observée à 6 mois de 25,7 arrêts respiratoires.

La baisse du nombre de désaturation en oxygène d'au moins 4% par heure était à 18 mois de 23,4, soit une réduction similaire à celle observée à 6 mois, de 19,1.

Une amélioration du sommeil paradoxal était aussi observée.

Au total, 4 événements indésirables graves sont survenus, 2 au cours des 12 premiers mois et 2 autres entre 12 et 18 mois, indiquent les chercheurs sans que ces événements soient précisés dans le communiqué.

Source : APM International

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