ALLSTAR – Thérapie cellulaire et cardiopathies ischémiques : des résultats décevants

Publié le jeudi 16 novembre 2017

AHA 2017
Congrès AHA 2017

Cette étude double aveugle a randomisée 142 patients ayant un infarctus ancien, une fraction d'éjection < 40% et un infarctus > 15% de la masse ventriculaire gauche en IRM pour recevoir des cellules CAP-1002 (des cardiosphères dérivées de cellules allogéniques) ou un placebo.

Les cardiosphères sont des structures multicellulaires qui se créent spontanément à partir de mise en culture de tissu cardiaque adulte obtenu à partir de biopsie endomyocardique et cultivé dans un milieu adéquat. Elles contiennent des cellules primitives capables de prolifération et pouvant se différencier en cardiomyocytes, cellules endothéliales ou cellules musculaires lisses. Elles semblent améliorer la fonction cardiaque dans les études animales.

Les patients ont été stratifiés selon que l'infarctus était récent (1-3 mois) ou plus ancien. Le critère primaire de jugement est la taille de l'infarctus évaluée par IRM à 6 et 12 mois.
L'étude est négative sur le critère primaire avec cependant une tendance à une moindre dilatation ventriculaire et une moindre élévation du NTproBNP dans le groupe traité. Les infarctus les plus récents et avec FEVG < 40% semblent plus bénéficier plus de l'injection.

D'après la communication de Timothy henry, Los Angeles, USA