Les points forts du congrès de l'AHA 2015

Mis à jour le lundi 6 novembre 2017
S.Kownator et A. Hagège - AHA 2015

 

Un AHA tous azimuts !

A bien y regarder, cette édition du congrès de l’AHA est particulièrement riche en informations.

Bien sûr l’ère des méga études venant révolutionner les pratiques semble révolue, et pourtant de l’hypertension à l’insuffisance cardiaque en passant par la thrombose et bien sûr les dyslipidémies, l’éventail des informations a été cette fois encore particulièrement riche et instructif pour nos pratiques.

SPRINT, tout d’abord, baisser la pression artérielle systolique des non diabétiques, autour de 120 mmHg apporte un bénéfice, oui, mais au prix d’effets secondaires plus fréquents. En tous cas, on peut le faire et surtout il faut s’évertuer tout du moins à passer en dessous des 140 mmHg ce qui n’est pas toujours le cas.

Pour l’insuffisance cardiaque, pas de miracle et toute une batterie d’études sont négatives sauf, EMPAREG dans laquelle l’empagliflozine, un antidiabétique, réduit la mortalité et les hospitalisations pour insuffisance cardiaque… Comment ? peut être par un effet natriurétique ?

Au chapitre de la thrombose bien sûr les résultats de l’étude PEGASUS « On Treatment » qui semblent conforter la double antiagrégation au long cours chez les patients ayant eu une angioplastie coronaire, mais c’est surtout la présentation du score DAPT qui fait l’actualité, car avec ce score, disponible sur internet, on peut déterminer online, lesquels de nos patients devraient bénéficier d’une double antiagrégation plaquettaire. Thrombose toujours mais cette fois ci, antithrombose avec l’étude ANNEXA-R et l’efficacité de l’andexanet, antagoniste des anticoagulants anti-Xa. Sera-t-il fréquemment utilisé ? En tous cas sa mise à disposition rassurera ceux qui s’inquiétaient de l’absence de possibilité d’antagonisation spécifique des AOD.

Lipides ? Bien sûr. A l’heure où les inhibiteurs de PCSK9 font l’actualité et démontrent de plus en plus leur efficacité, on voit apparaître une autre modalité d’intervention sur cette protéine : on n’inhibe pas son action, on empêche sa synthèse au niveau cellulaire, avec des résultats qui paraissent prometteurs et une injection tous les 6 mois !

Et puis prévention, avec le rôle bénéfique de la varénicline pour le sevrage tabagique dès le stade aigu des SCA. Prévention toujours, mais de l’endocardite infectieuse cette fois, avec comme dans l’étude anglaise, des signaux en faveur d’une augmentation de l’incidence de ces endocardites. Effet des recommandations ?

Enfin, une place privilégiée réservée ici à la pathologie vasculaire, les congrès américains ne nous y avaient pas habitués, notre congrès européen emboîtera peut être le pas !

Et puis, réellement pour finir, d’une part l’hommage à Alain Carpentier avec la Lasker lecture et d’autre part, les 50 millions de dollars mis sur la table pour moitié chacun, par respectivement l’AHA et Google. Décidemment cette levée de l’AHA  a rempli son contrat.

Dr Serge Kownator
Thionville
Pr Albert Hagège
Paris

    
                                                       

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