ABRIDGE-J : Ablation de FA : il vaut mieux un AOD qu'un AVK !

Mis à jour le mardi 14 novembre 2017
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AHA 2017
Congrès AHA 2017

A l’heure actuelle, les rythmologues interventionnels préfèrent stopper le Dabigatran le matin de l’ablation d'une FA (dernière prise la veille au soir) afin de limiter les complications hémorragiques et d’éviter les complications thrombotiques (étude Re-CIRCUIT, N. Engl. J. Med. 2017).

Cette étude ouverte, randomisée contrôlée, multicentrique, concerne 442 patients (28 sites) ablatés par radiofréquence pour fibrillation auriculaire non valvulaire. Elle a a comparé 2 attitudes : poursuite des AVK (Warfarine) sans interruption ou relais éventuel par Héparine du Dabigatran si la dernière dose de Dabigatran est prise plus de 24 h avant l’ablation et reprise du dabigatran dans les 18 h. A signaler que l'INR cible était entre 2 et 3 avant 70 ans et entre 1,6 et 2,6 après 70 ans et que la dose de Dabigatran était réduite à 110 mg x 2 après 70 ans ou en cas de clairance de la créatinine entre 30 et 50 ml/mn.

La probabilité de saignements majeurs à 3 mois était plus basse sous Dabigatran que sous AVK (1,4 versus 5 %, P = 0,03). Ce résultat est constant dans tous les sous-groupes de patients et se maintient à 12 mois, sans surcroit d’accident thromboemboliques.

Donc, en cas d’ablation de FA non valvulaire, l'anticoagulation par Dabigatran interrompue de manière minimale avec ou sans relais par Héparine est associée à moins de saignement que la poursuite de l’AVK de manière ininterrompue, sans augmentation du risque thromboembolique.

 D'après la communication de Akihiko NOGAMI, Tsukuba, Japon